miércoles, 8 de enero de 2020

A landscape : blown away by the wind

"Il y avait une beauté particulière dans les choses abandonnées, rouillées, maltraitées par le temps... Des trains anciens dans un état pitoyable dormaient sur les voies depuis longtemps oubliées. Du gazon vert foncé poussait sur les rails et cachait la ruine, le délaissement de jadis. Des oiseaux noirs survolaient l'endroit que les mains des hommes avaient bâti. Et moi, apuyée sur le garde-corps d'un pont, je me suis dit : Comme quoi, il faut croire que même dans le néant il y a de la vie. "


S. Hexentanz




lunes, 6 de enero de 2020

Time


"J'avais creusé une tombe profonde pour y enterrer toutes mes pensées et avec elles ton image.
Maintenant il y a tout qui me traverse d'un coup la tête comme des comètes avec plus de puissance,
Je vois tout clairement comme si c'était hier et j'avais face à moi ton visage.
chaque fois que tu te tenais début et gardais tendu tes distances devant moi,
chaque fois que l'on marchait les deux ensemble, circonspects, en silence,
chaque fois qu'on se croisait et je te regardais disparaître au fond du couloir,
chaque fois qu'assis sur l'herbe et en buvant on a vu à l'horizon le soleil couchant.

Fallait croire qu'on avait manqué un chapître et l'histoire n'était pas encore finie.
Dès ma fenêtre j'ai vu les saisons passer et les arbres dormants ôter enfin leur habit,
j'ai attendu obstinée l'oubli août, octobre, décembre avec patience jusqu'à défaillir.
Helàs je me rends compte que le temps m'a trahi et que la vie est une comédie,
elle m'amène de nouveau la finesse de ton humour et l'intensité de tes regards furtifs,
elle m'amène les ravages de ton énergie chaotique sur ma chair comme un feu vif,
elle m'amène le secret plaisir nocturne, la fusion ultime de deux corps brûlants sur un lit,
elle m'amène ta voix, ta colère, tes cris, mais aussi ta bienveillance, ton amour, tes désirs.

Et moi qui me croyais fée, sirène, sorcière, me voici ensorcelée par la verve de ta poésie magique,
cherchant à jamais l'union astrale désespérée, l'hurlement du grand besoin métaphysique,
de fondre deux âmes blanches au fond d'un puits pour en faire une plus pure et dévastatrice
que l'irrévocable attraction fatale de l'univers tournant autour de son noyau obscur et sublime.

Homme, j'ai prononcé ton nom un million de fois dans mes rèves jusqu'à oublier comment le dire.
Désormais j'aurai besoin de tes mots envoûtants comme les étoiles nécessitent du noir pour luire,
si pour les avoir il faut veiller à toi et ton coeur fragile je passerai mille et une nuits sans dormir,
Et dans mes journées de solitude je tirerai fort vers moi de la chaîne invisible qui nous unit,
pour te trainer en dehors des profondeurs de l'abîme si tes forces te lâchent et que tu t'enfouis."


S. Hexentanz



(Alone together, Maria Kreyn)






martes, 31 de diciembre de 2019

Temptation paintings vol. VII


" Il est vrai que je suis une forêt pleine de ténèbres et de grands arbres sombres ; mais qui ne craint pas mes ténèbres trouvera sous mes cyprès des sentiers fleuris de roses. "
Ainsi parlait Zarathoustra, F. Nietzsche

Malcolm T Liepke








Olja Davidov 





Nigel Van Wieck








Jonas Kunickas





Mindaugas Juodis









sábado, 14 de diciembre de 2019

Paris



" C'est quoi Paris?


C'est le flâneur solitaire dans les grands boulevards, c'est l'avidité imprégnée d'une profonde mélancolie inspirée par le paysage crépusculaire de la Seine, toute silencieuse, en repos. Hélas, entourés de gens de tous les côtés on s'est jamais senti aussi désemparés, même pas à la naissance, ni au seuil de la mort. Des silhouettes sans visage dansent très vite partout tout autour de nous, alors que nous... on va, on vient, lentement, en cadence, sans atteindre une destination. Au dessus de nos têtes il y a une myriade de lumières pâlissantes, bleues, rouges et blanches, qui loin d'éclairer la route et nous amener vers d'horizons plus doux, rendent l'ambiance encore plus éthérée et glaçante. Mais ça nous va bien. Et malgré ce sentiment de vide dont la nature échappe à la compréhension, on ne peut pas s'empêcher d'aimer la beauté époustouflante de cet endroit onirique et étrange, que l'on ne pourra en aucune manière appeler foyer, et qu'un jour disparaîtra de nos mémoires avec tout ce qu'il contient. Et en attendant que quelqu'un nous retienne du bout des doigts un instant, et nous regarde droit dans les yeux comme en disant “désormais, je resterai avec toi”, on continue à marcher d'un air enivré sans décrocher du point de départ. On prend plaisir à envisager l'impossible dans le regard de l'autre, séduits par l'idée qu'il nous aime comme on l'aime, et à tourner en boucle sur soi-même... On dirait que c'est l'éternel retour, et que tout a un sens pourvu qu'on n'y s'approche pas. C'est ça Paris, une utopie secrète dans l'esprit universel, insaisissable, magnifique, fuyante comme la lune dans le ciel. Un frisson féroce et éphémère qui me fait trembler de la tête aux pieds, un amour doux-amer emporté par un bateau qui abandonna trop tôt le quai, un dernier baiser parfumé sur le front avant de partir ailleurs.
Elle ne peut pas être autrement...et peut-être que c'est tant mieux."


S. Hexentanz




miércoles, 16 de octubre de 2019

De lo divino


Me pregunté qué es lo que quedaba por innovar en el arte, y con arte pensaba en toda doctrina, desde la música, hasta la pintura o literatura... El arte como un todo, desde una visión holística. Me pregunté si a día de hoy había algo que no hubiera sido explorado, nuevos géneros, algo singular, genuino por descubrir. ¿Acaso hemos explotado y consumido la esencia de todas nuestras posibilidades?¿Hacia qué mares tempestuosos e ignotos deriva nuestra creación?
Tras mucho darle vueltas llegué a la conclusión de que la búsqueda de nuevos horizontes en verdad se basaba en echar la vista atrás, y que, después de tanto tiempo de expresión y masificación artística, la creación de arte nuevo estaba condenada a seguir dos caminos necesariamente ligados al pasado, uno con más continuidad que otro. Éstos eran:
  • Por un lado, la de-construcción, o vanguardia, o ruptura provocativa con lo inmediatamente anterior cual revolución. Pensé en Schönberg y el dodecafonismo, en Apollinaire y otros dadaístas, en Butor y el Nouveau Roman... o en el retrete dorado del Guggenheim de Nueva York.
  • Por otro lado, la re-interpretación, o versión, o inspiración. Y pensé en el modelo novelesco de Balzac, en Tolkien bebiendo de mitos nórdicos y germanos para la confección de la Tierra Media, en el Renacimiento y la añoranza de la Grecia y Roma clásicas, en John Collier y su Lady Godiva.
El primero lo visualizaba como golpes de efecto revolucionarios que surgían de repente, como una protesta. Reivindicaban su hartazgo de lo canónico. Y si es cierto que tenían mucha fuerza por la novedad del concepto, muchos de ellos se iban desinflando paulatinamente. A mi entender era tan sólo una cuestión de tiempo.
El segundo vi que recuperaba ciertos patrones repetidos a lo largo de la historia, era más lineal, y lo suficientemente versátil como para adaptarse a cada momento. Y dentro de su variabilidad seguía un curso, como el agua que fluye y que sin hacer nada erosiona la roca de su cauce para continuar fluyendo.
Me di cuenta entonces de que tenía una tendencia más natural hacia la inspiración... y por lo tanto de asumir ciertos riesgos rechazando l'avant-garde. Es probable que en las altas esferas artísticas la élite se considerase más culta apostando por la de-construcción. Es una cuestión de progreso, de reafirmarse en su propia intelectualidad y, por supuesto, de diferenciarse del resto. Al fin y al cabo, las vanguardias son tan rompedoras, tan innovadoras como las latas de sopa Campbell's de Warhol o los chorros de pintura de las obras de Pollock. Desde luego son cosas insólitas, inaccesibles, incomprensibles para la gran mayoría. Me dije que en ocasiones el arte... era no tener arte. ¿Pero qué sabré yo?

Siguiendo el hilo de mis pensamientos me hice más preguntas que llevaban implícitas una sucesión de reflexiones espinosas. Entonces, ¿cómo se decide qué es o no arte?, o bien, ¿está justificado en cualquiera de los casos?

En pos de una verdad capaz de satisfacer mi inquietud, llegué a lo que llamé "Teoría de lo divino". Me cuestioné a mí misma sobre qué es lo que yo consideraba arte en primer lugar. Y cavilé. Divagué por las épocas de nuestra historia. Y pensé en Johann Sebastian Bach y sus variaciones Goldberg, en Miguel Ángel y la Capilla Sixtina, en la Venus de Milo, en Victor Hugo y Nuestra Señora de París. Me dije que había algo en común entre todos ellos, y lo vi con claridad, como una luz deslumbrante ante mis ojos: la inspiración divina, la obra dedicada a algo superior.
Vislumbré al hombre como una herramienta, una fuente sensible capaz de percibir tal inspiración para transformarla en Arte, un cuerpo al servicio de algo demasiado grande como para ser aprehendido o comprendido y que busca una suerte de realización física, una impronta en este mundo. Y me dije... que quizás el summum de nuestra existencia era la Creación, o bien, Su Creación a través del artista. 

Ahora bien, ¿qué implicaba entonces mi teoría de lo divino? Entendamos ésto bien, no hablo de una religiosidad ciega, más bien de una exaltación de los valores y emociones más elevadas, de la espiritualidad, la compasión o el amor.
Mi concepción del artista finalmente se definió como la del intermediario entre el plano divino ideal y el plano material e imperfecto, la mano guiada por lo que cada cual interprete como divino, o Dios, sin tener consciencia real de ello. Son las musas que susurran en silencio a los poetas mientras duermen, son las ideas brillantes que explotan de repente como un minúsculo Big bang en la mente de un matemático, es la belleza conmovedora de un paisaje nocturno impresionista sobre un lienzo y el reflejo de las luces en el agua, es la música del universo en la armonía perfecta de una sinfonía en siete movimientos. Es la concepción y el nacimiento fruto del amor.
Implica buscar algo grande que trasciende al propio hombre, algo más elevado que nos acerca en última instancia a la divinidad. Pero requiere saber y querer escuchar, ver las señales sutiles en todas partes.

Entendí mi desconfianza y aversión hacia la de-construcción, o Destrucción, y es que lo que yo llamaba “vanguardias” rompía con toda búsqueda de trascendencia moral y espiritual para ser algo esencialmente material, pueril, y quizás, lo más grave... efímero. Así pues, concluí que cuando el hombre se despojaba en su creación todo aquello que hace de él un ser receptivo y sensible, la obra, con el tiempo, estaría condenada al fracaso, y en última instancia al olvido. No se trata tan sólo de una de-construcción artística, si no también de la de-construcción del propio hombre y su esencia.

En verdad creo que instintivamente sentimos una oposición natural hacia todo lo alejado de lo divino, aunque cierto es que existan presiones sociales con gran habilidad para hacer prevalecer los nuevos ideales artificiales acordes con la época. La destrucción enfrentada a la preservación. La lucha universal eterna extrapolada al microcosmos del arte. El ejercicio fútil de la intelectualidad vacua.
Y es que a pesar de todo, el paso de los siglos nos muestra que el Partenón sigue en pie cuando el hierro se oxida y todo lo demás se reduce a polvo, que La Cabalgata de las Valkirias persiste en nuestra mente cuando la ejecución al piano de un concierto atonal llega a su fin, y que el cuento clásico de Andersen o los hermanos Grimm prevalece ante novelas sin personajes, trama, desarrollo ni desenlace de las grandes cabezas del siglo XX. La obra del hombre sin inspiración no deja huella y de borrarla se encargará el tiempo. Mas la obra divina cala en lo más profundo de nuestro ser y se instala en la conciencia colectiva sin preguntar ni pedir permiso, de forma orgánica, indeleble, permanente.

Hice una última reflexión: si hoy en día pocas cosas hay dignas de considerar arte, quizás signifique... que el Hombre haya dejado definitivamente de lado a Dios y no creamos en nada. O lo que es todavía más aterrador y antinatural, que nos empujen a creer que no hay nada, y convertirnos así en máquinas vivientes... no sintientes.

Por mi parte no olvido que no todo lo que brilla es oro, y que un retrete dorado en un museo de gran renombre mundial no es la excepción. Por mucho que se le intente atribuir una profundidad espiritual, moral e intelectual... es y seguirá siendo un retrete.


miércoles, 7 de agosto de 2019

Divagation



"...Quelque part j'occupe mon temps à envisager ton regard usé à travers la fenêtre.
Et je crois voir comme décor des fleurs sur une mer de rêves funèbres.


Hélas! et se laisser emporter par cette redoutable et envoûtante mélodie,
Se jeter avec triste plaisir du haut du puits sans fond de la folie...
Impitoyable, inexorable... Fatalité endormie."

S. Hexentanz






(Sol de la mañana, 1952, Edward Hopper)


domingo, 7 de julio de 2019

Memento... "amori"



"El amor correcto en el momento equivocado.
Quizás fuera cierto, o quizás haya errado.
Sin bridas, hacia abajo, con los ojos cerrados,
la gravedad está orgullosa de la caída en picado."

S. Hexentanz




sábado, 15 de junio de 2019

Et si aimer c'est mourir...


"Et sache, que je penserai à toi, à tout moment, à chaque instant,

me disant, et si jamais cette histoire nous avait donné quelque chose de beau autrement...  je sais, je suis un peu bête parfois, ne m’en veux pas.

Ne me demande pas si je vais bien, je te répondrai juste oui en souriant, mais n'y crois pas, je mens.


Rends moi un service s'il te plaît, où que tu sois, quoi que tu fasses, sois heureux, et vis la vie que tu voudras,

moi je continuerai comme d'habitude mon chemin en marchant trop doucement,

et de temps en temps, jamais, tout le temps, je regarderai en arrière en essayant de voir ton visage émerger parmi la foule quelque part,

toujours à la recherche du dernier regard, de tes yeux impénétrables fixés sur les miens.

Dis moi que je me nourris de fausses espoirs, que j'ai tort de penser à toi, et ce sera certain.

Faut croire que je passe mon temps à attendre, mais à attendre ce que je ne peux pas avoir.


Je sais que tu es parti pour de vrai, à jamais, loin, très loin, emporté par le vent du soir, et je te comprends.

Tu es parti ailleurs avec une valise remplie de mémoires et les miettes de mon âme déchirée dans tes mains,

mais tu sais, bien que sans ces morceaux mon esprit se brouille et ma vie s'éteint, je te les donne, je ne les veux pas,

et si ça te gêne tu peux les jeter, t’en débarasser, faire comme si je n'avais pas existé, tu as le droit.

Je ne peux pas m'empêcher d'aimer, et si aimer c'est mourir, alors à te contempler... je t'ai aimé mille fois.

Tu as fait tes choix, c'était dur, ta voie est étroite et il n'y a pas de place pour moi.
Je ferai ce que j'ai toujours fait de mieux, je t'écrirai des mots que tu ne liras pas, je te parlerai la nuit tout bas.
Et si un jour, demain, nos chemins se croisent de nouveau par hasard, je serai prête à mourir encore une fois, délivrée, dans tes bras."
S. Hexentanz




jueves, 13 de junio de 2019

Vol. II : À lui. À jamais


"Que suis-je devenue, oiseau misérable écrasé par les rafales violentes de tes regards furtifs et pénétrants?
Que suis-je devenue, rose fanée, moribonde, privée de la lumière de ton visage indéchiffrable mais bienveillant?
Les yeux baissés j'ai franchi une ligne rouge où l'existence apathique n'a plus de retour en arrière, je le sens.
Et bien... j'entends des vagues, ou peut-être des chants métalliques qui s'approchent de moi, avides, défiants.
Tu savais que je n'oublierais jamais ton image ni le contact de tes doigts caressant mon corps défaillant.

Oui... Juste un pas pour embrasser ce noir si éblouissant... on dirait un océan au crépuscule, paisible... en silence."
S. Hexentanz



domingo, 9 de junio de 2019

Love will tear us apart


"De la misma manera que el sol se alza con violencia, sin preguntar, cada mañana,
un velo denso y funesto oculta de repente nuestros rostros y extingue toda mirada.
Como una muralla impenetrable, cada uno a un lado, cuerpos inertes en la cama,
y a pesar de la cercanía, dos extraños se sienten a miles de kilómetros de distancia.
Que las emociones de ayer son partículas volátiles que se descomponen en la nada.

Tu olor en mis cabellos desapareció bajo el agua en una habitación fría y desolada,
una ávida espiral negra se lo llevó con ansia a las profundidades sin dejar marca.
Y yo, incapaz, inmóvil, vi esfumarse hacia el fondo el rastro de tus dedos sobre mi piel cansada.
Mis lágrimas llenarán una vez más la copa de la fatalidad tiempo atrás desbordada.
Y de nuevo, viviré por las noches del recuerdo fugaz y secreto de una rara mañana...

Donde abatidos por la adversidad, durante un instante de paz yo fui tuya, y tú fuiste mío, y nada más importaba."

S. Hexentanz







lunes, 20 de mayo de 2019

Reflexiones furtivas



"Hoy es un día normal.
El sol se cuela por la ventana, me despierta como cada mañana.
Me visto, salgo. Me adentro en las entrañas de la ciudad. Oscuridad bajo tierra. Ansiedad.
Me planto delante de las vías del metro. Observo, me pregunto: ¿cómo será...?
La rutina de todos los días. Siempre en movimiento. Unas veces aquí, otras allá.
Hastío. Muchedumbre. Soledad. Una losa difícil de soportar.
Vuelvo a las entrañas de la ciudad. Más oscuridad.
Me planto de nuevo delante de las vías del metro. Observo, me pregunto: ¿cómo será...?


Hoy es un día normal.

Hoy cumplo 25 años.


Pero qué mas da."



S. Hexentanz




domingo, 31 de marzo de 2019

You can do no wrong


"A los diecisiete años se cansó de vivir. Ocho años más tarde seguía cansada.
Cada momento se había tornado vano, cada sabor insulso o amargo.

...Pienso en ello mientras observo un vasto mar de quietud y vacío absoluto blanco. 

Un erial. La nada."


 S. Hexentanz 





jueves, 12 de abril de 2018

Teatro Grottesco


"Siempre había tenido la impresión de que mi existencia, simple y llanamente, consistía en el más atroz de los sinsentidos. Desde que tengo uso de razón, cada incidente y anhelo de mi vida sólo ha servido para perpetrar un episodio tras otro del más manifiesto sinsentido, todos ellos atrozmente absurdos. Desde cualquier perspectiva -íntimamente cercana, infinitamente remota, o cualquier punto intermedio-, parecía que todo fuera siempre un mero accidente insólito que ocurría a una velocidad dolorosamente lenta. En ocasiones, me he quedado sin aliento por el caos impecable, el sinsentido absolutamente perfecto de algún espectáculo que tenía lugar fuera de mí mismo, o en mi interior. Imágenes de formas y líneas retorcidas brotan en mi mente. Garabatos de un epiléptico mentalmente trastornado, me he repetido con frecuencia a mí mismo."

T. Ligotti

http://www.theblackaether.com/wp-content/uploads/2018/01/Serhiy-Krykun-feat.jpg

miércoles, 17 de agosto de 2016

Unknown pleasures


"A veces pienso que, no importa quién esté a mi lado... nunca es suficiente. Me digo que falta algo... es como una nostalgia permanente, de algo que nunca he conocido... y no obstante su ausencia me resiente.
No importa cuan lejos ni cuanto tiempo me vaya...  nunca es suficiente. Y aún cuando el tiempo pasa, esa sensación en silencio me persigue, y al volver de nuevo a casa... la siento más fuerte, emerge.
Y es que al estar tan acostumbrado a ella, su presencia discreta me sumerge irremediablemente en una introversión ciega.
A veces pienso que pierdo el control y sigo corriendo, más rápido, perdida, sin dirección, sin bridas... entonces veo que hay un desconocido placer en ello... en cada vez que, una a una, evito cada salida."

S. Hexentanz


martes, 26 de julio de 2016

Love kills


"A veces pasa, pensamientos cruzados... divagan, se sumergen en las viejas historias, y fantasean. Son esas historias las que nos llaman y vuelven una y otra vez, nos enganchan con un fuerte magnetismo, o admiración malsana. Son como una droga. Te atormentan, y a la vez te llenan de algo placentero. Ecos que te susurran en sueños. 
Ah, los viejos tiempos.
Quieres guardarlos en un cajón y dejarlos atrás, y al mismo tiempo te revuelcas con pasión en ellos, se incrustan más y más adentro. Te convences de que sales del pozo sabiendo conscientemente que sigues cayendo.

Y pensar en la paradoja del placer en la miseria del momento...

Dedicado a Nancy y a esas viejas historias que tantos años después aún no han muerto."

S. Hexentanz












"Several years of addiction right in the middle of an epidemic, surrounded by the living dead. But not me. I'm negative. It's official. And once the pain goes away, that's when the real battle starts. Depression, boredom... You feel so fucking low, you want to fucking top yourself." (Mark Renton, Trainspotting)

 

domingo, 17 de julio de 2016

I know places


"No te conozco... y he llorado por tí.
He llorado por el dolor que no has mostrado... he llorado por tus punzantes recuerdos pasados. He llorado por cada vez que te sentiste abandonado, por las veces que caminaste sin rumbo, perdido y sin nadie a tu lado. Grité cuando tú gritaste y nadie te escuchó, y mis gritos se dispersaron en silencio como el vaho se expande en los días helados. He llorado cada vez que bajo la lluvia seguí tus pasos, lentos, desamparados... sabía que tus pensamientos estaban en algún lugar muy lejano. He llorado cuando te he visto observar por la ventana tardes grises y cielos encapotados, mirada perdida, ojos saturninos, opacos. He llorado cuando tú has llorado en un sitio apartado, cuando no quisiste que nadie secara esos surcos húmedos y amargos, y lloré cuando al volver vi tu mustia sonrisa ocultando un ser atormentado.

He llorado... y no te conozco. Pero quizás... exista un lugar, algún modo."

S. Hexentanz


sábado, 16 de julio de 2016

Hangover


 "Me ponía los pelos de punta, me hacía temblar violentamente de frío. Sí... ráfagas gélidas ascendiendo por mis brazos hasta la nuca. Espasmos helados en la barra desierta de un pub de madrugada. Lo necesitaba una vez más, y otra... y otra. Quizás más luego... y todo el tiempo, antes de descubrir un nuevo amanecer y hasta que los primeros rayos del sol cegaran mis ojos. Me cortaba la respiración, me hacía sentir exultante. A veces era reconfortante estar sentando bebiendo solo... con esa música de fondo."

S. Hexentanz


I like the dark


"Al final, después de una larga reflexión, llegué a la conclusión de que esto... todo esto... no era más que una sucesión de sugestiones.... Sugestiones para encontrar la pasión, sugestiones para no perderla, sugestiones para darle sentido a algo, sugestiones para no olvidarlo. Sugestionarse para sentirse bien, sugestionarse para seguir avanzando. Sugestionarse para reflexionar, sugestionarse para seguir sugestionandose... Un ciclo eterno de infinitas variantes convergentes , una espiral psicodélica hipnotizante... Sendas oscuras que no llevan a ningún lado.
Al cabo de un rato...  me di cuenta de que estaba cansado."

S. Hexentanz

Fear


“The oldest and strongest emotion of mankind is fear, and the oldest and strongest kind of fear is fear of the unknown” 

H. P. Lovecraft 



martes, 23 de febrero de 2016

Songs of Grief and Solitude vol. X Special Edition



A little list of some of the albums you should listen to once in your life (maybe). Have an isolated sleep tonight. Let's get started and I hope you enjoy.


1. Electric Wizard - Witchcult Today



Aún recuerdo esos largos baños calientes en días de invierno. Hace no mucho tiempo. La luz del techo amarillenta, parpadeante, el espejo empapado de vapor, y alguna gota del grifo estallando furtivamente contra la superficie de una bañera llena. Es entonces que, con la mirada fija en el techo, dentro del agua, y sin pensar particularmente en nada, escuchaba Electric Wizard. Atmósfera envolvente y magnética, un estado de éxtasis pesado como una losa. Ah... ese buenos momentos de delirio... y esas notas metálicas tan graves, profundas y lentas... cualquiera diría un auténtico ritual profano en los antediluvianos e impíos mundos lovecraftianos.


2. Darkwood - Notwendfeuer




Neofolk, como a mi me gusta, y alemán, como el tiempo me ha mostrado que me gusta todavía más. Al estilo de Forseti, o Graumahd... ambiente acústico y nada más que acústico. Eran noches oscuras, noches en las que no podía dormir... entonces Darkwood me acariciaba sutilmente, se introducía en mi cabeza y me acunaba con parsimonia en mi cama. Me susurraba melodías con cierta nostalgia, creo que viejos recuerdos lo atormentaban, y yo lo sentía... Y a pesar de todo me apaciguaba profundamente hasta caer rendida... "Buenas noches, descansa y que mis acordes te lleven a un nuevo día".


3. Ahab -  The call of the wretched sea

http://shop.season-of-mist.com/media/catalog/product/cache/1/image/500x500/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/A/h/Ahab-The-Call-of-the-Wretched-Sea-13933-1.jpg 

Érase un hombre cualquiera perdido en el océano, en su pequeño barco, quizás yo misma.  La inmensidad frente a mi, también a mis espaldas, sólo yo e infinitas toneladas de agua... en mitad de la nada. Y a pesar de un profundo entorno vasto y desolador, todo parece estar en calma... parece. Porque The Call of the Wretched Sea te pone instintivamente alerta desde el comienzo. Y de pronto sabes... que algo inconmensurable y monstruoso se acerca... Y ese algo sabe que estás ahí, y va directo hacia tí, sin prisa, como la tormenta que se prepara a estallar en plena calma. Nerviosismmo silencioso, la inmensidad del vacío que recae sobre ti como una ola devastadora, y la certeza... de que no hay escapatoria. Es esa monstruosidad como una enorme montaña que va apareciendo en el horizonte ocultándolo todo, que te susurra con una voz extremadamente grave y pesante... hasta que la locura del terror te alcance. Eso... es Ahab, la infinita inmensidad, el terror de lo desconocido invadiendo la mente...


4. Alcest - Les voyages de l'âme 

http://www.metal-archives.com/images/3/2/2/2/322294.jpg?2726 

Un viaje a tiempos perdidos, a otros mundos de dulce ensueño. Desde lo más profundo de nuestra imaginación, Alcest me invita a una travesía del alma. De pronto, en mi mente atormentada todo es calma y serenidad. Hay una luz que aparece en un paisaje bucólico, y con su canto me invita a ir juntos de la mano, para perdernos, sin temor, en cualquier lado... Les voyages de l'âme, es atreverse a cruzar una gran ventana hacia un lugar imaginado, de melancólico reposo, y dejarse llevar, sin rumbo ni destino... en mitad de un bosque en solitario.


5. Hangman's Chair – Hope///dope///rope


Esto es algo duro, no apto para todos, calibre del gordo. Esto son palabras mayores, un entorno pesado, casi extenuante, después de una gran inyección de adrenalina, de ritmo lento y sonoro. Puro stoner, stoner del bueno, y las más oscuras perversiones de la mente humana. Hope//dope//rope es un grito crudo y desgarrador, son existencias rotas en una sociedad adulterada. Es magnetismo decadente, distorsión hipnótica... y una llamada de auxilio en la atmósfera más turbia y miserable... o en el fondo de unas cuantas jarras de cerveza.


6. Drudkh - Autumn Aurora 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51XHn%2Bl-TWL.jpg

Veo un sol en un cielo amarillento, sobre un vasto páramo helado. Y aunque sus rayos calienten la nieve de la superficie... el ambiente es frío, aletargado. Una extraña quietud reina allá donde mire, de vez en cuando escucho el tenue rumor de un viento furtivo. Como un estático paisaje de Friedrich, distante, abúlico, sobrecogedor, Autumn aurora es un mar de hielo, son bosques de otoño bajo un sol glacial, es el hombre que observa la infinidad del horizonte, y el interminable y sinuoso camino en soledad. Drudkh es poesía y escalofríos recorriendo mi piel. Siento el frío calándome lenta y silenciosamente en cada filigrana, y no obstante... es reconfortante.


Para acabar, para los interesados todos los álbumes completos están disponibles normalmente en Youtube. Ésta es la primera entrada de la nueva serie Special Edition, y seguiré creando más listas según mis propios criterios. Decir que no es en absoluto una selección convencional, me dejo guiar por la intuición y la versatilidad de cada sensación.