domingo, 9 de agosto de 2015

Paris. Bad trip


"Il pleut... Enfin je pense,

Je vois des goutes qui tombent, l'eau qui coule avec violence entre mes mains,
Quoique... peut-être qu'il ne pleut pas en réalité...
Je vois un ciel gris sur moi, dense, lourd, on dirait qu'il cherche à m'écraser.
Mais je reste debout, les pieds nus. Je les sens froids sur les pavés mouillés.
Je me demande si ce n'est qu'un rêve, si tout est dans mes pensées....
J'entends le tonnerre fouetter le silence sans cesse,
Sans aucune pitié il envahit doucement ma tête,
Mais peut-être que rien ne trouble ce calme serein, 
Est-ce que mes sens me mentent... ? Et si ma vision me trompait...
Je sens l'odeur du béton humide des rues fiévreuses
et mes yeux aperçoivent le brouillard et sa marche vicieuse...

C'est une sorte de "va-et-vient", oui ça marche
un "va-et-vient" de visions paranoïaques qui s'approchent de moi,
Comme une spirale infinie qui s'étire et se détend
Et ça ira, ça marche, ça tourne de plus en plus vivement,
Mon cœur s'emballe, ses battements sont comme des coups brûlants
(Tac-tac)
Des aiguilles qui déchirent ma peau, toutes en même temps.
Ça tourne, cette pluie, le béton, mes visions, mon corps,
(Tac-tac)
Je sens la couleur, je vois l'odeur, ai-je perdu la raison?
(TAC-TAC) Cette extase me hante, elle tient en éveil mon cerveau,
Et je manque de souffle, cette oppression m'étouffe 
Mais est-ce vrai ou juste une hallucination!? (TAC-TAC)
Mes mains, mes pieds, les goutes, les pavés (TAC-TAC, TAC-TAC)
Je sens encore cette humidité harcelante,
Où es-tu, pourquoi te caches tu!?
Il arrive, le moment flagrant, la sensation la plus puissante.
Je suis hors de moi, je déraille!
Jusqu'à ce que...
(TAC-TAC, TAC-TAC)
D'un coup... 

Tout devient calme."

S. Hexentanz








miércoles, 20 de mayo de 2015

Joyeux XXIe Anniversaire


"Et après je regarderais en arrière pour savoir si tu continues tout droit ou si tu t'es arrêté, en te demandant pourquoi faire... Tu en as eu assez, et je regrette, oui je regrette... quoique... on ne sait jamais..."

S. Hexentanz











domingo, 5 de abril de 2015

Pilgrimage


"Después del final de cada gran historia quedaba un vacío que no se podía llenar. En el fondo comenzaba a comprender que no había vuelta a la normalidad, y lo que dejó atrás, ya no le pertenecería nunca más. Empezaba a darse cuenta de que su búsqueda jamás tendría fin, o su ser acabaría consumido con el paso de los largos años hasta que esas viejas historias se olvidaran en el recuerdo y la emoción se marchitara entre la vejez de sus manos y el cansancio de su cuerpo. Ya no había hogar como antaño, no había lugar de pertenencia, sino un vasto camino por delante en pos de su sitio desconocido, ignorado por la razón. 
Necesitaba ese hálito de vida insuflado al corazón, sentir su fuerza abrumadora como un torrente incontrolable hasta que su espíritu no pudiera abarcar tan insondable magnitud. No, no había marcha atrás, debía partir en soledad para encontrarse de nuevo, y así constantemente, hasta que su alma expirase y la muerte lo llevase, pues nada quedaba para él en la estática convergencia espacio temporal del regreso. Y así, partía en silencio, lo dejaba todo a su paso. Y aunque la melancolía teñía su mirada con un destello fulgurante mientras observaba su alrededor, a su vez una emoción expectante latía con creciente fuerza en su interior. 
Comenzaba un nuevo viaje y como hacia años, con desbordante gratitud, se dio cuenta... que estaba satisfecho."

S. Hexentanz




sábado, 21 de marzo de 2015

No mercy


"You drink to forget, you drink to keep on living and escape. But you're falling down, you're trapped in a dark hole, the more alcohol you drink the more you need it to find your relief, and then you realise that it doesn't really exist. You'll take some drugs, you'll try to feel alive and have some nasty experiences, you don't think about the consequences. You feel so alone and so empty, that you just want to finish with everything... But tomorrow it will be a new day, and you'll smile because nothing happens. You might say "I'm fine, thanks", because nobody knows, because you don't care, and then this starts again and again.

In the pub you have one beer, you have two, then the third one... You cannot keep on counting them anymore, you're starting feeling confused. You cannot hear the music clearly, and everything around you is disappearing... Except your fourth, or fifth beer maybe, you don't know, you don't care... but who the fuck cares.
You have never enough of anything, you don't even realise how fast time goes by. You just stare at your beer glass hoping that it's gonna save you, until you loose your consciousness. That's why you come here.

But occasionally you go outside and while you're breathing deeply the cold air of the night you close your eyes. There're so many things in your head, so many thoughts on your mind. You know something is wrong, maybe this place, maybe everything, even you. You have never felt as if you were part of anything, you have never found your place, home. There's something inside of you that says that it must be somewhere, and maybe some day... But again you don't wanna fool yourself. No, you say, nothing will change, no matter who you know, no matter where you are, no matter what you do.

Life has no mercy."


S. Hexentanz






martes, 11 de febrero de 2014


"Je sais qu'elle n'était pas satisfaite de notre vie, reprit-il ; mais est-ce que c'est une raison suffisante pour mourir? Moi non plus je n'étais pas satisfait de ma vie, je t'avoue que j'espérais autre chose de ma carrière d'architecte que de construire des résidences balnéaires à la con pour des touristes débiles, sous le contrôle de promoteurs foncièrement malhonnêtes et d'une vulgarité presque infinie k mais bon c'était le travail, les habitudes...Probablement est-ce qu'elle n'aimait pas la vie, et voilà tout. Ce qui m'a le plus choqué, c'est ce que m'a raconté la voisine, qui l'a croisée juste avant. Elle revenait de faire ses courses, elle venait probablement de se procurer le poison - on n'a jamais su comment, d'ailleurs. Ce que m'a dit cette femme c'est qu'elle avait l'air heureuse, incroyablement enthousiaste et heureuse. Elle avait exactement, m'a-t-elle dit, l'expression de quelqu'un qui s'apprête à partir en vacances. C'était du cyanure, elle a dû mourir presque instantanément ; je suis absolument certain qu'elle n'a pas souffert."

M. H.

miércoles, 15 de enero de 2014

Cartas de un extraño


"Siento que al fin se acerca, la infame creación que iba tomando forma en mi cabeza. La presiento como una Verdad voraz que en las esquinas más oscuras acecha bajo capa negra. Me espía siempre escondida desde los pliegues espacio temporales de mi conciencia, esperando en silencio, y cuando la busco, huye presta. 

Al principio su presencia me infundía terror y un latigazo atroz me sacudía el cuerpo cuando creía distinguir entre sombras su silueta, mas luego me di cuenta de que las miserias de mi existencia me ligaban más a ella. Y cuando el peso del sufrimiento me hacía clavar en el suelo las rodillas, mi mente lúcida buscaba con desesperación su profana estela.

En el abismo vagué bajo la iracunda mirada de una hoz argéntea, y discerní la yerma infinidad de sus tinieblas. Cual estadio profético, me dije que aquello era el reflejo de lo que mi mísera vida era, una absoluta ausencia, vacía y abyecta. La soledad acerba me torturó y tendida en mi lecho caí enferma.

En mis noches de delirio ya no distinguía si dormía o bien soñaba despierta. No había descanso para mi razón atormentada, pues durante el día la luz me quemaba y por la noche de la angustia era presa. Reducidos a polvo, sabia que de los viejos lazos nada queda, y la certeza de este total abandono me abocó finalmente a mi condena.

Entonces la llamé, entre gritos y llantos, y le supliqué que me llevara con ella. Intenté todo tipo de tretas para atraerla y mis manos cometieron las peores afrentas, hasta que de mi garganta ya no salió voz y mi piel no pudo dar cobijo a más señas.
Tras largo tiempo de frustración, de la pena sufrida amargos años, en última instancia la muerte se apiadó de mi, abrió su manto, y con ferviente anhelo... me recogió, como una vieja amiga, en sus brazos."


S. Hexentanz


domingo, 22 de diciembre de 2013

La perte


"C'est comme un fouet qui te frappe et fait saigner ta peau à son contact,
Un rayon trop lumineux et létal de soleil qui t'aveugle soudainement,
Ou les lames rouillées des ciseaux qui coupent la chair en déchirant les veines,
Quand l'impuissance montre son sourire denté, en disant à chaque morsure que tu peux rien y faire.

C'est son absence comme le loup affamé qui te poursuit lent et silencieux,
Une rafale de vent froid qui ronge tes os et brise ton cœur,
Tu ne peux pas le voir bien que tu saches qu'il est là et son avance t'affole irrévocablement,
Quand tu es conscient d'être seul face à la crainte affreuse qui te cause ce ravage dont tu es sa proie.

C'est comme un hurlement qui émerge du fond de la terre,
Où l'étoile tombe dans l'abîme et il n'y a plus de lumière,
Rien ne sert de t'échapper même si tu fuis vite ou tu cris en voix haute,
Et tu entends enfin des rumeurs que des êtres inconnus chuchotent.

Dans le délire de l'esprit tu vois subitement des yeux féroces qui rougissent,
Des griffes pointues comme la flèche qui perfore avec ardeur la cible,
un regard qui cherche les miettes de ton corps, tellement avide,
Qu'on dirait le feu qui brûle les âmes des sorcières fautives."


S. Hexentanz